Message du PCF
à l’occasion du débat réalisé
par la cellulle du Parti des Travailleurs de Paris
Paris, le 14 décembre 2015
Chers amis et camarades,
Le Parti communiste français se joint à cette initiative du PT en défense de la démocratie et qui rassemble ceux qui, Brésiliens ou pas, partagent leur indignation face aux attaques de la droite brésilienne, véritable tentative de coup d’État institutionnel comme ceux qu’on voit se mettre en place dans d’autres pays de l’Amérique latine.
Il s’agit bien d’un coup d’État institutionnel puisqu’on voit à l’œuvre l’alliance entre les partis et personnages les plus réactionnaires, des responsables de l’appareil judiciaire et de la police ainsi que les médias les plus puissants de la région. Nous ne nous trompons pas, il s’agit d’une tentative qui vise à mettre fin à une expérience progressiste qui n’a jamais plu aux secteurs les plus réactionnaires du Brésil ni aux grands intérêts économiques.
Les tentatives affollées de la droite pour destituer la présidente Dilma Rousseff font partie d’une offensive contre un projet de justice sociale et de recherche d’une intégration régionale de coopération, d’unité des peuples et autonome des hégémonies impériales. Il s’agit d’une offensive qui vise la destruction des forces de la gauche brésilienne porteuses de ce projet de progrès, notamment le Parti des travailleurs.
Nous voyons avec optimisme la combativité avec laquelle ripostent le Parti des travailleurs, le Parti communiste brésilien, les syndicats comme la CUT et la CSB, des mouvements comme celui des Sans terre, l’UNE unis dans le Front Brésil populaire. Nous apportons tout notre soutien à ces mobilisations qui cherchent à rassembler le peuple brésilien et redonner un nouvel élan au processus de transformation.
Le PCF, solidaire des forces de la gauche politique et sociale brésilienne, condamne avec force les agissements de la droite corrompue et se joint à vous et à votre mobilisation pour défendre les conquêtes démocratiques et sociales réalisées après des longues années de combats, d’abord contre la dictature, ensuite pour imposer un gouvernement qui a rompu avec le néolibéralisme et qui a encore devant lui d’autres batailles pour imposer les réformes politiques et économiques nécessaires pour que le Brésil puisse aller de l’avant.
 
                                                                       La Coordination nationale